
Il est cinq heures du matin. Le ciel au-dessus du Queensland est encore violet, piqué d’étoiles. Vous enfilez vos bottes, vous avalez un café et vous sortez dans l’air frais du matin, avant que la chaleur ne devienne écrasante. Les chevaux s’agitent déjà dans l’enclos. Le troupeau attend d’être rassemblé. La journée peut commencer. Voilà ce que signifie réellement travailler dans un ranch en Australie pendant un PVT.
Bien loin de l’image romantisée du cowboy au coucher du soleil qu’on voit sur Instagram, le quotidien y est physique, exigeant et parfois isolé. Mais pour beaucoup de PVTistes, c’est aussi l’une des expériences les plus authentiques qu’on puisse vivre en Australie. En effet, chaque année, des centaines de Françaises et Français font un choix différent pour leur PVT Australie. Plutôt que les grandes villes ou le fruit picking, ils partent vers l’outback. Les grands espaces, les animaux et un mode de vie bien loin du quotidien européen. Beaucoup y cherchent aussi quelque chose de plus concret comme un travail physique, utile et une immersion totale dans l’Australie rurale. Vous ne savez pas encore ce qu’est le Programme vacances travail (PVT) ? C’est par là.
Dans ce guide, vous allez découvrir :
Pour beaucoup de voyageurs, l’Australie évoque surtout Sydney, Melbourne ou les plages de Byron Bay. La plupart des PVTistes atterrissent dans une grande ville, cherchent un job dans un café ou en restauration et découvrent le pays le week-end.
Et puis il y a ceux qui choisissent une expérience complètement différente : partir vers l’outback australien. Là-bas, les routes deviennent des pistes, les propriétés s’étendent sur des milliers d’hectares et les distances se comptent davantage en heures de route qu’en kilomètres. C’est un mode de vie plus isolé, plus physique aussi. Mais souvent, il marque bien plus celles et ceux qui le découvrent pendant leur PVT.

Sur un ranch australien, vous ne découvrez pas la vie rurale comme un simple touriste. Vous la vivez réellement de l’intérieur. Très vite, vous adoptez le rythme local. Vous vous levez avec les éleveurs avant le lever du soleil et vous mangez à leur table. Vous apprenez peu à peu leurs gestes, leur façon de travailler avec les animaux ou encore de lire le temps et les saisons.
Au fil des semaines, cette immersion devient bien plus qu’un simple travail. Vous découvrez une autre manière de vivre : la culture du bush, les grands espaces, les journées en extérieur et le lien très fort que les familles d’éleveurs entretiennent avec leurs terres et leurs animaux. Ce que le ranch offre sur ce plan, aucun programme urbain ne peut le reproduire.
C’est peut-être l’argument le plus stratégique pour celles et ceux qui envisagent de prolonger leur aventure australienne. Pour obtenir un deuxième visa vacances travail, le gouvernement australien demande d’effectuer 88 jours de travail régional dans un secteur éligible. Pour un troisième visa, 179 jours supplémentaires sont ensuite nécessaires.
Ranch australien & visa vacances travail
2e visa WHV
88 jours
de travail régional requis
3e visa WHV
179 jours
supplémentaires requis
Ranch agricole
Éligible ✓
dans la grande majorité des cas
⚠️ Les centres équestres à vocation touristique et les écuries de course ne sont pas éligibles aux jours de travail régional. Les ranchs bovins et agricoles, oui. Les placements du programme sont vérifiés en amont.
Or, le travail en ranch agricole entre dans ces critères dans la grande majorité des cas. En choisissant ce type de mission, vous avancez donc naturellement vers votre deuxième (voire votre troisième) visa ! Le tout, en vivant une expérience bien plus immersive que certains emplois saisonniers plus classiques. C’est d’ailleurs ce qui séduit beaucoup de participants. Contrairement au fruit picking, souvent choisi uniquement pour “faire ses jours”, le ranch permet de transformer cette obligation administrative en véritable expérience de vie.
L’une des idées reçues les plus tenaces sur le fait de travailler dans un ranch en PVT Australie, c’est de penser qu’on y fait que de l’équitation. En réalité, le quotidien y est beaucoup plus varié. Et c’est tant mieux ! Cela ouvre le programme à des profils très différents.
Les missions possibles dans un ranch australien
🐴 Avec les chevaux
🐄 Avec le bétail
🚜 Engins agricoles
🏠 Jobs intérieurs
ℹ️ Le type de missions proposées dépend de votre profil, de vos compétences et du ranch où vous serez placé. La semaine de formation permet d’évaluer chaque participant et d’orienter le placement en conséquence.
Pour beaucoup de passionnés d’équitation, les chevaux restent la principale motivation pour travailler dans un ranch en PVT Australie. Selon les exploitations, les missions peuvent être très différentes. Certaines personnes s’occupent surtout des soins du quotidien tandis que d’autres travaillent davantage avec de jeunes chevaux ou des animaux destinés aux compétitions.
Mais derrière l’image du galop dans l’outback australien, la réalité du travail équestre est souvent plus riche (et parfois plus exigeante) qu’on ne l’imagine. La manière de monter ou encore la relation de confiance avec les propriétaires jouent un rôle important dans l’expérience. Tout cela mérite qu’on s’y attarde vraiment. C’est l’objet de la section dédiée plus bas dans ce guide.
En Australie, on parle souvent de cattle station plutôt que de ranch. Ces exploitations n’ont rien à voir avec nos fermes françaises. La plupart s’étendent sur des centaines de milliers d’hectares et comptent plusieurs milliers de têtes de bétail.
Sur place, votre quotidien de station hand (le nom donné aux travailleurs de ranch en PVT Australie) s’organise principalement autour des animaux et de l’entretien de la propriété. Les journées commencent souvent très tôt, parfois dès le lever du soleil. Le matin, il faut nourrir les chiens, les poules ou encore les cochons du ranch. Vient ensuite le moment de vérifier les enclos et de préparer les premières tâches de la journée.

Puis le rythme accélère rapidement. Selon les besoins du ranch, vous pouvez être amené à déplacer un troupeau vers un autre paddock, participer au marquage des veaux ou réparer des clôtures perdues au milieu du bush australien. Certaines journées sont aussi consacrées à des travaux plus manuels, comme construire un abri ou installer un système d’irrigation.
C’est un travail physique, souvent en extérieur, mais aussi très varié. Et pour beaucoup de PVTistes, c’est justement cette polyvalence qui rend l’expérience aussi différente d’un emploi plus classique en Australie.
Sur une cattle station australienne, les distances sont telles qu’il est tout simplement impossible de tout faire à pied. Quad, moto tout-terrain, tracteur, 4×4 ou pick-up font donc partie du quotidien des station hands. Selon les ranchs, vous pourrez être amenée à déplacer le bétail en quad ou à moto. Et, dans les plus grandes exploitations, le mustering (rassemblement des troupeaux) se fait parfois même en hélicoptère…
Avoir le permis de conduire (et si possible savoir conduire en manuel) représente d’ailleurs un vrai avantage pour travailler dans un ranch en PVT Australie. Sur certaines propriétés isolées, les employés peuvent même être autorisés à utiliser les véhicules du ranch pour leurs déplacements personnels.
Savoir conduire une moto ou un quad avant d’arriver est aussi très apprécié des employeurs.
Tous les ranchs australiens ne demandent pas forcément de passer ses journées dehors à cheval ou en quad. Sur certaines propriétés, il existe aussi des postes plus domestiques, tout aussi importants dans le fonctionnement quotidien du ranch.
Préparer les repas pour toute l’équipe de la ferme ou aider à l’entretien de la maison principale font partie des missions possibles. Vous pouvez aussi être amené à faire du ménage ou à aider à la garde des enfants. Dans les régions isolées, il est même possible de travailler dans un pub local ou dans de petites structures qui gravitent autour des cattle stations.
Ces postes peuvent être une excellente option pour les personnes qui préfèrent un travail plus intérieur ou davantage tourné vers le contact humain. Et surtout, ils permettent malgré tout de vivre pleinement l’expérience de la vie rurale australienne.

Il faut reconnaître qu’il y a quelque chose de particulièrement marquant dans le fait de commencer sa journée au milieu des paddocks. Mais derrière cette image qui fait rêver, certaines réalités méritent d’être connues avant de partir.
Pas forcément, mais avoir déjà un niveau d’équitation reste un vrai avantage. La bonne nouvelle, c’est que la formation de cinq jours incluse dans notre programme permet de découvrir les bases de la monte à l’australienne, même lorsque l’on n’a jamais approché un cheval auparavant. Beaucoup de nos participants partent d’ailleurs sans réelle expérience équestre et vivent malgré tout une très belle expérience sur place.
Et surtout, le travail en ranch en Australie ne tourne pas uniquement autour de l’équitation. Une grande partie du quotidien concerne aussi les soins aux animaux ou différents travaux de maintenance.

Même si les débutants peuvent tout à fait trouver leur place dans un ranch australien, les PVTistes ayant déjà un bon niveau à cheval restent particulièrement recherchés par certains employeurs. Beaucoup de ranchs partenaires accueillent régulièrement des cavaliers français issus de clubs d’équitation classiques et savent exactement quel type de profil ils représentent.
Pendant notre semaine de formation par exemple, votre niveau est évalué afin de vous orienter vers les missions les plus adaptées.
Quel profil êtes-vous ?
Dans certaines exploitations, les premières semaines sont surtout consacrées aux tâches du quotidien : nourrir les chevaux, remplir les abreuvoirs, nettoyer les boxes et surveiller l’état des animaux. Des missions parfois simples en apparence, mais essentielles dans le fonctionnement du ranch. C’est aussi par elles que la confiance des propriétaires commence généralement à se construire.
Avec le temps, les missions deviennent souvent plus variées, notamment pour les jeunes ayant déjà un bon niveau à cheval. Dans certains ranchs équestres, le grooming et le toilettage occupent une place importante dans le quotidien. Cela peut inclure le brossage des chevaux, l’entretien des sabots ou encore la préparation des animaux avant les sorties.
En parallèle, d’autres PVTistes travaillent davantage avec de jeunes chevaux au quotidien. Ils peuvent notamment aider à la socialisation, au débourrage ou aux premiers contacts avec la selle. Sur certains ranchs, il est aussi possible d’assister des palefreniers professionnels dans leur travail. Ici on parle de chevaux de compétition, de polo ou de course.
Notre programme ouvre aussi l’accès à des centres équestres australiens, avec une ambiance souvent différente des grandes cattle stations. Le quotidien y tourne davantage autour des soins aux chevaux, de l’entretien des écuries et de l’accompagnement de cavaliers débutants. Ces structures sont généralement situées dans des zones un peu plus accessibles et moins isolées que les ranchs de l’outback. Cela dépend de ce que vous recherchez !
Les types de ranchs équestres en Australie
Cattle station
Niveau débutant+
Ranch familial ou grande exploitation, vie en équipe
Ranch de polo
Niveau intermédiaire
Professionnelle, exigeante, accès progressif
Écurie de course
Niveau confirmé
Rigueur, confiance à gagner, expérience valorisante
Centre équestre
Tous niveaux
Accessible, contact humain, rythme structuré
⚠️ Les centres équestres touristiques et les écuries de course ne sont pas toujours éligibles aux 88 jours de travail régional. Les cattle stations et ranchs agricoles, oui. Les placements du programme sont vérifiés en amont.
Après sa semaine de formation, Lou a par exemple décroché un poste à Melbourne spécialisé dans le travail avec de jeunes chevaux.
“La semaine se passe super bien, c’est vraiment très chouette. J’ai pu nourrir un agneau et on a fait du quad, tracteur, équitation… Les instructeurs sont très gentils et très à l’écoute, donc je peux poser plein de questions. Je viens d’accepter une offre pour un travail à Melbourne. C’est un travail avec les chevaux (nourrir et travailler avec les jeunes chevaux). La fille a l’air super sympa, et j’ai un petit cottage à moi toute seule.
Au final, l’expérience se construit progressivement, avec des responsabilités qui évoluent au fil du temps et de la confiance gagnée sur place. Et pour beaucoup de PVTistes, cette immersion auprès des chevaux devient une expérience professionnelle difficile à retrouver ailleurs.
De débutante à jillaroo confirmée
Initiation à la monte australienne, conduite de quad et tracteur, rassemblement de troupeaux, règles de sécurité. Évaluation individuelle des compétences.
Nourrissage, abreuvoirs, nettoyage des boxes, surveillance des animaux. C’est ici que la confiance des propriétaires commence à se construire.
Grooming, toilettage, préparation avant les sorties. Premières sorties à cheval sur le terrain, participation au travail avec le bétail. Conduite autonome des engins.
Débourrage, socialisation des jeunes chevaux, premiers contacts avec la selle. Assistance des palefreniers professionnels. Mustering à cheval ou à moto.
Travail sur des chevaux de polo, de course ou de compétition. Gestion autonome d’un secteur de l’exploitation. Possibilité d’enchaîner un 2e placement dans un autre État.
C’est souvent l’une des premières questions que se posent les futurs PVTistes après avoir découvert le quotidien dans les ranchs australiens. Et honnêtement, les salaires font partie des raisons qui rendent cette expérience aussi attractive.
Ranch australien · salaires & économies 2025-2026
Salaire minimum
24,95 $
AUD / heure
Contrat casual
31,19 $
AUD / heure (+25%)
Économies / 3 mois
~10 000 $
AUD réalistes
Logement max.
150 $
AUD / semaine (plafond légal)
Taux selon l’âge
Avec 10 000 $ AUD, vous pouvez…
ℹ️ Salaire imposé à 15% à la source pour les titulaires d’un WHV. Vérifiez que votre employeur est bien enregistré comme employeur de Working Holiday Makers — sans quoi le taux monte à 32,5%.
Depuis le 1er juillet 2025, le salaire minimum national australien est fixé à 24,95 $ AUD de l’heure. Pour les contrats casual (les plus fréquents en PVT Australie), ce montant est majoré de 25 %, ce qui porte le minimum légal à environ 31,19 $ AUD de l’heure. Dans les cattle stations et les ranchs spécialisés, certains postes (palefrenier, travail avec des chevaux de compétition, conduite d’engins) peuvent être rémunérés davantage.
Le travail en ranch figure d’ailleurs parmi les jobs les mieux rémunérés accessibles aux backpackers en PVT, avec un salaire au-dessus de la moyenne selon le niveau d’expérience.
C’est souvent à ce moment-là que le travail en ranch en Australie devient particulièrement intéressant pour beaucoup de PVTistes. Dans la majorité des ranchs australiens, le logement est fourni et les repas sont inclus. Résultat : vous avez très peu de frais au quotidien. Pas de loyer à plusieurs centaines de dollars par semaine comme à Sydney ou Melbourne. Peu de transports, de sorties ou de dépenses impulsives. L’isolement géographique du ranch, qui peut sembler contraignant, devient paradoxalement votre meilleur allié financier : il n’y a tout simplement pas grand-chose à dépenser.
Et c’est justement ce qui permet à beaucoup de jeunes Français de mettre autant d’argent de côté en relativement peu de temps. Sur une mission de trois mois à environ 38 heures par semaine, atteindre autour de 10 000 $ AUD d’économies reste tout à fait réaliste selon le type de ranch, le nombre d’heures travaillées et votre mode de vie sur place.
Certaines personnes qui enchaînent plusieurs missions en cattle station pendant leur PVT repartent même avec des économies beaucoup plus importantes ! Le logement, lorsqu’il est facturé, reste d’ailleurs encadré légalement et ne peut pas dépasser un certain plafond hebdomadaire (environ 150 $ par semaine maximum).

Le fruit picking est souvent présenté comme “le” job des fermes en PVT en Australie. Il est relativement accessible, présent dans de nombreuses régions du pays et ne demande généralement pas de compétences particulières. Mais sur le terrain, l’expérience peut aussi se révéler plus instable selon les saisons, les exploitations ou le mode de rémunération proposé. Certains PVTistes se sont retrouvés à travailler dur pour un salaire proche du minimum, sans logement inclus, dans des conditions parfois difficiles à gérer seul.
Le ranch, lui, rémunère des compétences. Les missions demandent davantage de polyvalence et impliquent généralement plus de responsabilités au quotidien. En contrepartie, les salaires sont souvent plus stables, le logement est très régulièrement inclus et les dépenses restent limitées une fois sur place.
Mais la différence ne se joue pas uniquement sur l’aspect financier. Beaucoup de participants à nos programmes expliquent surtout avoir trouvé dans les ranchs une expérience plus immersive et plus humaine. Il y a un vrai sentiment d’intégration dans la vie rurale australienne plutôt qu’un simple travail saisonnier effectué pendant quelques semaines.
Avant de signer un contrat dans un ranch australien pendant votre PVT, quelques vérifications restent importantes pour éviter les mauvaises surprises une fois sur place.
Trouver un ranch par soi-même en Australie est tout à fait possible. Des plateformes comme Seek, Gumtree ou encore certains groupes Facebook spécialisés pour les PVTistes publient régulièrement des offres agricoles. Mais avant de réserver un vol vers le Queensland pour rejoindre un employeur trouvé sur internet, il est important de connaître certaines réalités du terrain.
L’affluence des backpackers en Australie a entraîné une multiplication des arnaques à l’emploi. Les ranchs et fermes isolés sont un terrain particulièrement favorable. Lorsqu’on arrive seul dans une région reculée, sans réseau sur place ni véritable recours immédiat, il devient beaucoup plus difficile de vérifier les conditions réelles de travail ou de réagir rapidement en cas de problème.
Voici certaines arnaques qui reviennent régulièrement :
C’est justement pour éviter ce type de situations que nous avons construit notre programme ranch autour d’un réseau de ranchs partenaires sélectionnés et vérifiés sur place. L’objectif n’est pas seulement de vous aider à trouver une mission en Australie, mais surtout de rendre l’expérience plus sécurisée et plus sereine dès votre arrivée.
Concrètement, cela change beaucoup de choses une fois sur place.
Trouver un ranch seul vs passer par un programme

Vous connaissez maintenant le quotidien dans les ranchs australiens, les avantages du programme, mais aussi les difficultés que certaines personnes peuvent rencontrer lorsqu’elles partent seules.
Voici donc concrètement comment se déroule l’expérience avec notre Pack+ Ranch, depuis les préparatifs jusqu’au placement en ranch.
Pour retrouver le détail complet des formules, des inclusions et des tarifs, vous pouvez ensuite consulter directement notre page dédiée au Pack+ Ranch.
Vous savez maintenant comment fonctionne notre programme. Avant de vous lancer, certaines réalités méritent aussi d’être abordées clairement. L’objectif n’est pas de vous décourager, bien au contraire : les PVTistes qui vivent généralement les meilleures expériences sont souvent ceux qui arrivent en sachant réellement à quoi s’attendre.

Les ranchs australiens se trouvent souvent à plusieurs heures de route de la ville la plus proche. Ici, pas de café au coin de la rue ni de soirées improvisées après le travail. Pour certains jeunes, cette déconnexion devient rapidement l’un des meilleurs souvenirs du séjour. Pour d’autres, elle peut être plus difficile à vivre sur la durée. Mieux vaut donc partir en étant honnête avec soi-même sur son rapport à l’isolement et au calme.
Dans le Queensland ou le Northern Territory pendant l’été, les températures dépassent régulièrement les 40 °C. Pour autant, le travail ne s’arrête pas : le rythme des journées s’adapte simplement aux conditions climatiques. Sur beaucoup de ranchs australiens, les journées commencent très tôt, parfois dès 5 heures du matin, afin de terminer les tâches les plus physiques avant les fortes chaleurs de la mi-journée.
La vie dans un ranch australien reste également très physique. Même si la durée contractuelle tourne généralement autour de 38 heures par semaine, le rythme du ranch dépasse souvent ce cadre, surtout dans les petites exploitations familiales. Dans ce type d’environnement, la frontière entre travail et vie quotidienne devient parfois plus floue, car vous partagez aussi le quotidien des propriétaires et de l’équipe sur place.
Et pourtant, malgré ces conditions parfois exigeantes, c’est justement l’ambiance humaine que beaucoup de PVTistes retiennent le plus de leur expérience. Alice, placée sur une ferme familiale entre Brisbane et Cairns, résumait par exemple son séjour ainsi :
Je suis ici avec le couple de propriétaires (ils sont adorables) et une autre fille de mon âge. C’est assez familier, ce que je préfère à une grosse ferme de production sans âme. Ça fait moins d’une semaine que je suis là mais j’adore déjà.
C’est peut-être une question que certaines hésitent encore à poser, et pourtant, elle revient très souvent chez les futures PVTistes.
En Australie, il existe même un terme officiel pour désigner une femme qui travaille dans une cattle station : jillaroo. Son équivalent masculin est jackaroo. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, il ne s’agit pas de simples surnoms mais de véritables titres professionnels utilisés depuis des décennies dans le monde agricole australien. À lui seul, ce vocabulaire montre déjà que la place des femmes dans les ranchs australiens ne date pas d’hier : elle fait partie intégrante du paysage rural australien depuis longtemps.
Aujourd’hui, les employeurs du secteur agricole australien ne recherchent pas un profil “masculin” ou “féminin”. Ce qui compte avant tout, c’est la capacité à s’adapter au rythme du ranch : motivation, sérieux, esprit d’équipe et aptitude à vivre dans un environnement parfois isolé.
Dans ce contexte, les ranchs partenaires du programme Visa Vacances Travail accueillent régulièrement des cavalières françaises, et les profils féminins représentent aujourd’hui la majorité des participantes au programme.
Sur place, une jillaroo réalise exactement les mêmes missions qu’un jackaroo. Elle peut conduire un quad, réparer des clôtures, participer au rassemblement du bétail à cheval ou à moto, s’occuper des animaux ou encore aider pendant les périodes de mustering. En Australie, les termes station hand, ringer, jillaroo ou jackaroo désignent finalement un même type de poste : celui d’un travailleur polyvalent dont les missions évoluent constamment selon les besoins du ranch.

Selon les exploitations, certaines participantes se spécialisent davantage dans le travail équestre, avec des missions autour des soins aux chevaux, du débourrage ou des jeunes poulains. D’autres préfèrent au contraire rejoindre des ranchs plus généralistes, où les journées alternent entre travail avec les animaux, entretien de la propriété et tâches plus physiques en extérieur.
Si vous êtes cavalière, votre profil sera naturellement très apprécié par certains ranchs partenaires, notamment sur les exploitations davantage tournées vers le travail avec les chevaux. Mais à l’inverse, ne pas avoir d’expérience équestre ne ferme absolument pas les portes du programme.
Au final, ce qui fait vraiment la différence sur le terrain reste surtout l’état d’esprit. Être prête à travailler physiquement, vivre plus simplement, s’adapter à un environnement parfois isolé et apprendre au contact des autres compte souvent bien davantage qu’un niveau d’équitation parfait. C’est justement cette capacité d’adaptation qui définit une bonne jillaroo.

Dans quelques mois, vous pourriez vous réveiller au cœur du Queensland, avec des hectares à perte de vue et une journée qui commence bien avant le lever du soleil. Ici, pas de métro ni d’open space : simplement les animaux, les grands espaces et cette sensation rare de vivre quelque chose de profondément différent du quotidien.
Bien sûr, travailler dans un ranch pendant un PVT Australie n’est pas l’expérience la plus simple. Mais c’est aussi ce qui la rend aussi marquante. Pour certains PVTistes, ce sera enfin l’occasion de travailler avec les chevaux au quotidien. Pour d’autres, ce sera surtout une manière de découvrir une Australie plus authentique, loin des grandes villes et des parcours backpackers classiques. Et au final, pour beaucoup de participants, cette période restera comme l’un des souvenirs les plus forts de leur PVT Australie.
C’est justement pour permettre de vivre cette aventure plus sereinement que nous avons créé le programme Pack+ Ranch. Grâce à des ranchs partenaires vérifiés, une formation sur place et un placement garanti, nous vous accompagnons tout au long du séjour afin que vous puissiez partir avec un cadre plus rassurant dès le départ.
Le reste de l’expérience, en revanche, appartiendra entièrement à votre propre aventure australienne.
Le Visa Vacances Travail (PVT / WHV) permet de travailler légalement dans un ranch australien. Il est accessible aux Français de 18 à 35 ans et aux Belges de 18 à 30 ans. Ce visa peut ensuite être prolongé jusqu’à trois ans grâce aux jours de travail régional effectués dans des secteurs éligibles comme les cattle stations australiennes.
Oui, dans la grande majorité des cas. En Australie, le travail dans une cattle station est reconnu comme travail régional éligible pour les 88 jours nécessaires à l’obtention du deuxième visa, ainsi que pour les 179 jours demandés pour le troisième visa. De notre côté, les ranchs partenaires du programme sont également vérifiés en amont afin de garantir cette éligibilité et d’éviter les mauvaises surprises une fois sur place.
Oui, tout à fait. Contactez notre équipe pour organiser votre intégration au prochain départ depuis Brisbane.
En 2026, le salaire minimum australien varie entre 24,95 $ AUD et 31,19 $ AUD de l’heure selon le type de contrat. Comme le logement et les repas sont souvent inclus dans les ranchs, beaucoup de PVTistes réussissent à économiser plusieurs milliers de dollars australiens en quelques mois.
La durée standard est généralement de 38 heures par semaine. Selon les périodes et les besoins de l’exploitation, des heures supplémentaires peuvent parfois être proposées. Surtout pendant les périodes de mustering (rassemblement des troupeaux).
Le logement est fourni par l’employeur. Il peut être facturé, mais jamais au-delà de 150 $ AUD par semaine (c’est un plafond légal). Dans de nombreux ranchs partenaires de notre programme, il est gratuit.
Non, ce n’est pas obligatoire. La semaine de formation incluse dans notre programme permet de découvrir les bases de la monte australienne, même sans expérience préalable. En revanche, les participants ayant déjà un bon niveau à cheval peuvent accéder plus facilement aux postes les plus spécialisés.
Il n’est pas nécessaire d’avoir un anglais parfait pour rejoindre un ranch australien pendant un PVT. En revanche, il est important de pouvoir comprendre des consignes simples et communiquer au quotidien avec l’équipe sur place.
Oui. Les femmes représentent aujourd’hui une grande partie des participantes à notre programme Pack+ Ranch. En Australie, une femme qui travaille dans une cattle station est appelée une jillaroo, un véritable titre professionnel reconnu dans le secteur agricole australien.
C’est possible, mais le permis reste fortement recommandé. Les propriétés australiennes sont souvent immenses et les déplacements y sont fréquents. Avoir déjà de l’expérience en quad, moto ou conduite manuelle représente également un vrai avantage sur certains ranchs.
Les villes comprenant une astérisque * sont éligibles pour la Job Assistance
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